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mardi 21 septembre 2010

Pourquoi les fleurs de courgettes ?

Un petit post du soir pour parler (enfin !) de l'origine de cette photo que vous voyez depuis le début de mon blog et qui représente des fleurs de courgettes en cuisine (d'ailleurs, assez curieusement, le mot courgette est traduit en anglais comme en italien par zucchini, ce qui la rend beaucoup plus appétissante !).

La fleur de courgette est pour moi le symbole de la finesse, de la fraicheur et de la créativité que représente la vrai gastronomie, avec son histoire, sa patience et la recherche de produits originaux.
J'aurai aimé être celui qui eut l'idée de récolter les fleurs plutôt que les fruits (même si en l'occurrence il s'agit ici de légumes), d'y ajouter par exemple de la mozzarella de Buffala, une pâte à beignet et les faire dorer dans l'huile...

J'avais découvert cette recette à Rome en 1999 et je l'ai réalisée il y a quelques mois pour la première fois en trouvant quelques fleurs de courgettes chez un maraîcher du marché.
Quel bonheur et quelle finesse !
La recette est si simple et le goût si étonnant (à la fois légèrement sucré, croquant et fondant grâce à la mozzarella !)
Si vous avez la chance d'avoir un jardin et des pieds de courgettes, choisissez les fleurs qui ne donnent pas de courgette, retirez l'intérieur, mettez un peu de mozzarella et si vous le souhaitez un anchois, puis, préparez une pâte à beignets.
Ensuite, trempez chaque fleur dans la pâte et faites frire 5 minutes.
Posez sur du papier absorbant et servez !

samedi 18 septembre 2010

Les poivrades

Après les prunes, c'est maintenant le tour des artichauts. On les trouvent quasiment tout le temps au marché, surtout les gros de Bretagne, mais ma préférence va sans hésitation aux Poivrades !

J'apprécie particulièrement ce légume pour la richesse de ses arômes, la poivrade est selon moi à la fois amère et réglisse, devient sucrée lorsqu'on boit un peu d'eau, verte et légèrement acide. C'est rare de trouver un légume combinant toutes ces qualités !

En ayant acheté une botte de cette fameuse poivrade le week end dernier au marché, je les ai cuisiné selon la recette de ma Nonna pour ensuite les accompagner de quelques raviolis au fromage...

Le plus long de la préparation est le découpage des poivrades. Une fois découpé, c'est comme le disait Coluche, "L'artichaut, c'est un vrai plat de pauvre, tu en as plus quand tu as finis que quand t'as commencé"

1) Commencez par préparer un saladier avec de l'eau et du jus de citrons dedans (pour éviter que l'artichaut ne noircissent une fois découpé)
2) Épluchez et coupez l'autre extrémité des tiges. Coupez les tiges en morceaux de 2 à 3 cm de long




3) Effeuillez l'artichaut jusqu'à avoir des feuilles jaunes et peu épaisses

4) Coupez la pointe sur 2cm et coupez en quatre la partie restante comme sur la photo ci-contre puis ôtez le duvet blanc au centre (avec votre couteau en partant de l'angle)
Mettez chaque morceau dans le saladier dès qu'ils ont été coupés et nettoyés.











5) Le plus dur et le plus long est fait ! Vous pouvez vous donner une tape dans le dos.

6) Faite ensuite, chauffez de l'huile dans une poêle et mettez à cuire tous les morceaux de l'artichaut que vous avez préparés, laissez les dorer pendant 2-3 minutes à feu moyen, puis ajoutez un peu d'eau, vous pouvez couvrir pour 10 minutes
7) Ajoutez ensuite l'ail haché menu puis après 2 minutes, le persil plat (les feuilles grossièrement hachées).
 Réservez
8) Cuisez quelques pâtes, coupez en petits morceaux du jambon cru (Serrano, Parme, Pata Negra, bref, ce que vous avez sous la main) et réalisez des copeaux de parmesan.
9) Une fois les pâtes cuites, égouttez les et versez les dans la poêle des artichauts, ajoutés le jambon et le parmesan, mélangez et chauffez gentiment le tout.
10) Enfin, cassez un œuf sur la préparation et mélangez encore un peu, c'est prêt !

Bon Appétit !

mardi 7 septembre 2010

Ma banque, c'est du béton.

Non, je n'ai pas encore reçu de proposition d'écrire un post de la part d'une nouvelle banque en ligne (malgré les milliers de lecteurs !)
Oui, il s'agit bien d'un blog sur la gastronomie et il s'agit bien d'une banque, un peu particulière...

La découverte a eu lieu le week-end dernier à Rouen.
Sur la place l'Église St Maclou, on pouvait découvrir une nouvelle enseigne. Toute noire, avec une grande cheminée. Un peu austère, ouverte 2 heures par jour, il y est possible d'ouvrir un compte épargne. Il n'y a aucun col blanc, et seules des milliers d'ouvrières y travaillent...

Vous avez trouvé ? Il s'agit d'un ruche géante placée en plein centre ville, c'est la Banque du Miel (produit que j'affectionne particulièrement !).
Ce projet a été imaginé et conçu par Olivier Darné, plasticien et apiculteur avec le Parti Poétique. L'idée simple est de faire prendre conscience de la place que nous donnons à la nature dans nos villes bétonnées ou pavées. Donner de la place aux abeilles en plein cœur des villes, pendant quelques mois.
On peut donc, en France et en Europe, visiter ces Banques du Miel, y ouvrir un compte et "obtenir votre part du butin".




Les petits points noirs sur les nuages ? Devinez...

En savoir + : www.banquedumiel.org





En rentrant sur Paris, je suis tombé sur un pot de miel, offert par une amie. Son nom "Miel de Béton".C'est une partie du butin, distribué gratuitement, autour des lieux où ces banques sont  implantées.
Ça a donc été une très bonne occasion d'ouvrir le pot et d'en apprécier le contenu (comme l'atteste la photo). Ce miel de couleur jaune orange, produit dans le 93 a une texture avec des petits cristaux, que l'on ne trouve malheureusement que très rarement. Son goût est très fleuri et on y perçoit un léger goût de réglisse. Il m'a rappelé la texture d'un miel de maquis de printemps de Corse, qui était absolument divin. C'est donc pour moi un excellent miel et finalement, je vais sans doute penser à changer de banque.

Bien que cette initiative d'introduire nos amis les abeilles en ville ne soit pas la première, il convient d'applaudir cette démarche à la fois artistique,éducative mais aussi gustative, car le produit est de qualité.
Si vous aimez les abeilles et vous êtes Parisien, vous pourrez aussi en trouver sur le toit de l'Opéra Garnier et également prendre des cours d'apiculture, dispensés depuis plus d'un siècle dans le Jardin du Luxembourg (http://www.la-sca.net/spip.php?rubrique2)

vendredi 3 septembre 2010

Brûlerie Daval : Episode 2, le retour !

Un petit post pour vous informer que la brûlerie Daval a réouvert !! Wouhou ! comme dirait Bloc Party  (la vidéo en fin de post).

Le mystérieux W
Nous avons donc un peu papoté sur l'histoire du café mais aussi sur ce fameux café W. Une petite partie de son secret : Il s'agit d'un mélange de 7 cafés d'altitude d'Amérique du Sud...
Elle et son mari ont mis du temps à l'élaborer et on comprend qu'il a en a fallu pour créer un tel assemblage !

On a l'impression une fois la première gorgée en bouche qu'il vous enveloppe, comme le hug d'un vieux pote qui en plus vous aurait préparé un gâteau maison. Ce mystérieux W a une vrai présence qui par son parfum flottera pendant quelques heures encore dans votre appartement.

En parlant d'arôme de café dans un appartement, il parait que c'est un truc d'agent immobilier de parfumer les appartements avec une odeur de café, cela créerait une ambiance agréable...
Je n'en doute pas une seconde !

Allez-y et bonne dégustation !

(mon premier post sur cette formidable brûlerie : http://cuitoucru.blogspot.com/2010/08/ma-brulerie.html)

dimanche 29 août 2010

Bottarga

J'avais indiqué sur mon premier post que je vous parlerai d'un produit peu connu. Il s'agit de la "bottarga", poutargue ou boutargue en français.
J'ai découvert ce produit en Sardaigne. Ce produit du bassin méditerranéen, créé par les phéniciens, est assez curieux. De couleur orange, elle peut se déguster simplement à l'apéritif coupée en tranche ou on peut également la râper sur des pâtes.
Présentée en tranche, elle ressemble à un abricot sec coupé en morceaux. Le goût très iodé, intense et un peu salé peut surprendre. (photo sur Wikipédia : http://it.wikipedia.org/wiki/File:Bottarga.png).

Il s'agit en fait d'oeufs de Mulet (le poisson) séchés, salés et pressés.

La version française de la bottarga est protégée par une couche de cire.
Ma préparation préférée est celle râpée sur un plat de spaghetti (vous trouverez une recette en italien en suivant ce lien : http://ricette.giallozafferano.it/Spaghetti-con-la-bottarga.html et avec de très belles photos et en anglais celui-ci : http://fxcuisine.com/default.asp?Display=48&resolution=high)!

Si vous aimez les produits de la mer comme les huitres et vous avez l'occasion de goûter, n'hésitez pas !